
Handicapé idéal
Et ça te parle, cette théorie du“handicapé idéal”?
Celui qui ne dérange pas, qui sourit, qui “inspire” —
mais surtout, qui ne remet pas trop en question le système
Le“handidéal” coche souvent ces cases :
Il est courageux (mais pas revendicatif)
Il est souriant (même quand ça fait mal)
Il est intégré, “presque comme les autres”
Il inspire, mais ne bouscule pas
Il fait parfaitement “oublier son handicap” (comme si c’était un compliment)
👉 En clair : c’est la version propre du handicap, qui rassure le monde valide parce qu’elle ne le met pas face à son inconfort, ses maladresses ou ses préjugés.
Perso, j’y ai cru.
J’ai voulu être parfaite, forte, souriante, inspirante — tout le temps.
Et j’ai compris une chose :
Le“handidéal” n’est pas un modèle.
C’est une cage dorée.
Vouloir être parfait quand on est différent, c’est s’interdire d’être pleinement vivant.
Le vrai courage, c’est d’oser être soi, même quand ça déborde,
même quand c’est pas instagrammable.
C’est aussi une forme de résistance douce, une façon de dire :
“Je ne suis pas là pour correspondre à ton idéal.
Je suis là pour exister pleinement, à ma manière.”
🎁 3 idées qui percutent :
1 - Le “handidéal” est un mythe
inventé par ceux qui n’ont jamais eu à se battre pour exister.
2 - Ta singularité est un langage
que le monde a besoin d’apprendre à écouter.
3 - Tu n’es pas là pour “faire joli dans la diversité”.
Tu es là pour réécrire les règles.
✨ 2 inspirations qui libèrent
🗣️ Citation –Kate Bornstein
«Arrêtons de «tolérer» ou «d’accepter» la différence comme si nous étions tellement mieux de ne pas être différents en premier lieu. Au lieu de cela, célébrons la différence parce que dans ce monde, il faut beaucoup de courage pour être différent.»
🌈 Rôle modèle – Stevie Wonder,
“Ce n’est pas parce qu’un homme n’a pas l’usage de ses yeux qu’il manque de vision.”
